Build & adapt

Digitalisation de votre système opérationnel : vers l'usine du futur

Après avoir discuté avec des dizaines de managers opérationnels, on l’a bien compris : la gestion des procédures en production est aujourd’hui un vrai sacerdoce.
Digitalisation de votre système opérationnel : vers l'usine du futur

Le sujet de la digitalisation du système opérationnel clairement devenu une priorité.

Entre supports archaïques et mauvais choix stratégiques, nous allons tenter de comparer l’état actuel et comment l’usine du futur est déjà accessible grâce à la digitalisation.

[#title1]La conception des procédures et leur diffusion au poste est un véritable casse-tête[#title1]

On a pu constater que les processus de création documentaire sont très différents d’un industriel à un autre. Chacun ayant sa propre structure interne , les rôles des différentes fonctions peuvent bien sûr varier.

Le schéma reste cependant assez commun : une fois la demande client étudiée et formalisée pour l’intégrer à la production, il faut créer deux grandes familles de documents et de procédures qui vont se retrouver au poste de travail :

[#title2]Conception[#title2]

Nous avons échangé avec beaucoup (plus de 100) acteurs de la chaîne opérationnelle des usines, et en termes de supports utilisés pour la conception de toute cette documentation, 2 cas de figure se distinguent très significativement.

1. L’équipe papier

Les différents métiers concernés conçoivent leur documentation sur Excel ou Word (ou équivalent), stockent les différentes versions créées dans un serveur partagé ou une application type Sharepoint.

“Lorsque je modifie une procédure associée à 27 références, je dois manuellement aller chercher dans le Sharepoint les bons dossiers, ouvrir les 27 fichiers Excels et tous les modifier”

2. L’équipe logicielle

Plus avancés numériquement, ces industriels se sont équipés d’une GED, d’un PLM et/ou d’un QMS et passent par ces logiciels pour gérer leur documentation et leurs procédures.

Dans les deux cas, l’organisation interne est confrontée aux mêmes problèmes : il est quasiment impossible d’uniformiser les données. Le format de la donnée conçue étant propre à chaque outil, il est impossible de maintenir un système homogène, compréhensible par tout le monde, intégrable et exploitable facilement par les différents outils.

L’état de la communication horizontale et verticale dans l’entreprise est donc extrêmement rigide, les informations stagnent, les erreurs s’accumulent... On va droit dans le mur.

[#title3]Diffusion[#title3]

Bien que la problématique de la conception soit un minimum viable, l’étape suivante consiste à permettre à cette documentation de se retrouver au poste de travail.

Selon que l’usine fonctionne avec l’équipe papier ou l’équipe logicielle, cela ne change pas grand chose : à part les très rares industriels (moins de 7%) utilisant un logiciel ou ayant développé un outil interne spécifique à ce besoin, la seule solution pour permettre aux opérateurs d’accéder à la documentation dont ils ont besoin est l’impression papier.

Vous êtes familier avec ce cas d’usage puisque vous le vivez certainement au quotidien. L’opérateur, son superviseur ou parfois un manager des fonctions support (qualité, méthodes, etc.) se charge physiquement d’imprimer la documentation et de s’assurer qu’elle soit bien présente au bon poste de travail.

Pour la documentation dite consultative, elle termine généralement dans des classeurs et on oublie une fois sur deux de la remplacer lorsqu’une nouvelle version a été créée. Et en ce qui concerne la documentation interactive, l’opérateur y saisie directement ses données et la liasse suit ensuite la production jusqu’à arriver à la dernière étape et être récupérée pour ressaisie et analyse, lorsque les données sont lisibles.

Part des procédures non exécutées au poste : 30%

De notre point de vue, ce fonctionnement ne peut en aucun cas être considéré comme viable, encore moins productif, et définitivement pas suffisant à relever les défis de l’industrie 4.0 quand on sait que 30% des procédures créées ne sont pas exécutées au poste.

Changer les choses est donc évidemment nécessaire, et notre vision est paradoxalement à la fois beaucoup plus complète et beaucoup plus simple.

[#title4]À quoi ressemble la gestion du système de demain ?[#title4]

Le défi est de concilier la connaissance terrain de l’opérateur et la connaissance technique des fonctions support. Un système efficace cherche à faciliter non seulement le dialogue entre ces deux fonctions mais aussi la maximisation de leur expertise respective.

Prenons un cas d’usage typique :

“J’utilise des fichiers Excel quand je veux ajouter un contrôle temporairement, ça me prend une demi journée par mois de les analyser.”

Dans un système efficace, la mise en place d’un contrôle temporaire est instantanément poussée vers l’opérateur. De surcroit, ce nouveau contrôle arrive au poste avec le contexte nécessaire à la bonne compréhension et motivation des équipes. L’opérateur est à son tour créateur de données précieuses grâce à un système de feedback régulier. Cela passe par exemple par la transmission constante des mesures vers le responsable qualité qui lui permet de retirer / d’augmenter le contrôle ou d’ajuster la production.

Gain en time-to-market : 25%

Les écarts opérationnels entre un système digitalisé permettant de créer la documentation de manière fluide et un système reposant sur les vieux supports sont considérables. Une étude de McKinsey constate un gain de 30% de productivité avec un système fluide et adaptable ainsi que 25% de temps supplémentaire pour les développements de vos nouveaux produits.

Non conformités : 50%

Lors de nos visites chez près de 100 industriels, nous avons constaté qu’en moyenne 50% des non-conformités sont directement liées à la rigidité du système opérationnel en place.

[#title5]Un système opérationnel digitalisé : quels impacts ?[#title5]

La mise en place d’un système opérationnel digitalisé et donc fluide et adaptable va avoir plusieurs impacts directs sur la productivité à l’échelle de l’usine.

1. Impact niveau 1

Le premier niveau d’impact concerne évidemment le temps sans valeur ajoutée que chaque acteur de la verticale opérationnelle va pouvoir drastiquement réduire :

2. Impact niveau 2

Le deuxième niveau d’impact concerne directement la productivité de l’usine à l’échelle, le gain en efficacité globale du système :

3. Impact niveau 3

Le troisième niveau d’impact, plus indirect mais celui qui va faire passer l’usine dans une autre dimension, et de manière pérenne, concerne l’intelligence d’usage du système. On entre concrètement dans la définition de l’amélioration continue :

Ces bénéfices dépassent évidemment largement le simple sujet de la digitalisation des procédures. Parce qu’on vous le disait, notre vision de l’usine du futur est beaucoup plus complète.

Découvrez notre livre blanc :
"Comment digitalisation rime avec performance ?"

PARLONS-EN !

Discutons ensemble de vos problématiques opérationnelles

Réservez un créneau avec notre équipe et échangeons sur vos problématiques. Un rapide échange est suffisant pour identifier si nous pouvons vous aider.

Choisissez le créneau qui vous convient dans le calendrier ci-joint.

À tout de suite.